LE GRAND HUIT

VENDREDI 7 & DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 2018

HONOLULU – NOUVEAU STUDIO THÉÂTRE – SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS

ENTRÉE LIBRE SUR RÉSERVATION AU 02 85 52 17 46 OU PAR MAIL ICI

Le Grand HUIT, coréalisé par Honolulu et le CCNN, rassemble sur un week-end entier, des performances, de la danse et des conférences. Figures oubliées, gestes audacieux, corps politique, pour sa troisième édition ce temps fort s’aventure dans l’histoire de la danse. Les artistes invités – Florence Casanave, Jule Flierl, Isabelle Launay, Alain Michard, Lina Schlageter, Marion Sage – sont des chorégraphes, des penseurs, des performeurs du 21e siècle. Tous investissent par leurs corps et leurs pensées des œuvres passées ou des figures anciennes. Faisant travailler ensemble la mémoire et l’oubli, ils prolongent, réactivent, relisent. Leurs gestes présents nous relient à d’autres temps, dans un rapport incarné à l’histoire.

 

En partenariat avec le Nouveau Studio Théâtre et le SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS.

 

VENDREDI 7 DÉCEMBRE

GRAND TÉTRAS extrait

— Marion Sage

ça commence par une balade
à la recherche d’un drôle d’oiseau
des indices de présence de cet animal en voie d’extinction ont été collectés et triés
ces traces sont des résidus de gestes mais ne laissent jamais apercevoir une danse
la dynamique des mouvements s’est perdue
des amorces de pas, quelques élans immobilisés, des expressions de visages
ce sont des photographies et dessins représentant le jardinier et danseur moderne Jean Weidt (1904-1988) – il y a aussi certains mots, certaines descriptions de danse que le danseur a laissé en témoignagede nouvelles fictions se raconteront à partir du jeu entre l’absence de danses et les indices retrouvés de gestes passés

« Après avoir mené une recherche universitaire sur le travail artistique de Jean Weidt, danseur moderne communiste des années vingt qui s’exile en France pour fuir l’Allemagne nazie, je me suis penchée de nouveau et différemment sur les archives de cette personnalité abandonnée par l’histoire de la danse. Cette sortie de résidence à Honolulu sera l’occasion d’échanger autour de ce matériel d’archives particulier qui signale le geste sans jamais le montrer. »  Marion Sage.

À 19H
HONOLULU
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YOUTUBING au travail

— Florence Cazanave

Florence Casanave s’inspire d’une vidéo emblématique de l’histoire de la danse : Watermotor, solo de Trisha Brown filmé par Babette Mangolte en 1978 à New York, en 16 mm. Le film est composé en deux parties : une captation de la danse en vitesse normale, puis une autre au ralenti. Youtubing suit cette composition, permettant de mieux saisir certains détails d’une œuvre brève mais « d’une audace et d’une vitesse extraordinaire ».
La chorégraphe souhaite se rapprocher au plus près de l’œuvre-source, pour tenter d’en saisir l’essence, au-delà de l’exercice de reprise. Le film est cité explicitement, inclus dans la scénographie. Ainsi, tout est montré, et le spectateur est saisi dans ce vis-à-vis entre un objet-vidéo et une danseuse qui le fait revivre ici et maintenant.

Youtubing fait partie intégrante d’un projet plus vaste qui se nomme « Trois études et Variations ». Il en est le premier volet, avant Release Party et O.K. Ces trois études ont en commun de tirer leur source dans les archives de l’Histoire de la danse. Elles questionnent aussi la position de l’interprète et du chorégraphe en poétisant la figure de la danseuse.

À 19H45
HONOLULU
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LA CARPE ET LE LAPIN

— Alain Michard

Chaque artiste porte en lui une histoire intime de l’art. Les artistes qui peuplent l’histoire d’Alain Michard sont pour une large part des irréductibles, des marginaux, des indomptables. Alain Michard, artiste, et historien auto-proclamé, vient à son auditoire les mains dans les poches, sans notes ni documents, pour se consacrer entièrement au récit. Il invite le public à une conférence-performance en trois temps : mise en condition des spectateurs, conférence, mise en pratique de l’œuvre avec le public.

« Je ne suis pas historien, de l’art ou d’autre chose. Mais je me nourris des œuvres des autres, et de leurs histoires. Je porte en moi une médiathèque, dans laquelle chaque œuvre, chaque artiste me parle intimement. Et j’ai appris le plaisir de montrer ces œuvres, de parler de ces artistes. Il s’agit donc d’une histoire intime de l’art, par un artiste. C’est une histoire faite de télescopages, d’accumulations, de contre-sens, mais une histoire libre. »  Alain Michard.

À 20H45
HONOLULU
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EN DANSEUSE programme 1

— Alain Michard

Pour En danseuse, Alain Michard crée des danses-filmées en collaboration avec onze chorégraphes, de diverses générations et venus de divers pays (France, Grèce, Portugal, USA, Turquie).
Avec chaque chorégraphe, une danse est créée dans sa relation avec la caméra, dans un dispositif contraint. Un film est réalisé, d’une durée de 6 minutes, en plan-séquence,  où se révèle l’essence même de la danse propre à chaque chorégraphe. Filmé.e.s dans leur corps de danseur, de danseuse, En danseuse montre combien c’est dans ce corps que les chorégraphes construisent leur œuvre..

À 21H45
HONOLULU
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SAMEDI 8 DÉCEMBRE

LES DANSES D’APRÈS conférence

— Isabelle Launay

Les danses d’après, livre en deux volumes (Poétiques et politiques des répertoires et Cultures de l’oubli et citation), porte sur la mémoire des œuvres en danse et condense une recherche commencée en 2004. 

« Une danse vient après une autre, dialogue avec d’autres danses qu’elle le sache ou pas. Dans d’étranges excès de vision, j’en vois souvent plusieurs en une.  En littérature, on appelle cela l’intertextualité, ou même le travail de la citation. Dans les arts vivants, le reenactment, la réactivation. Parce que je perçois les traces de gestes, de savoirs, d’images, et de discours anciens dans des formes contemporaines, j’ai voulu y voir plus clair. J’expliciterai pour vous quelques uns des moments de ce travail. » Isabelle Launay

À 17H
HONOLULU
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STÖRLAUT

— Jule Flierl

STÖRLAUT, est une réinterprétation des premières pièces sonores de Valeska Gert, danseuse burlesque et grotesque des années 20 berlinoises. L’artiste renoue ainsi avec certaines outrances du cabaret berlinois tout en focalisant son travail de recherche sur la voix du danseur dans la représentation du corps dansant. Jule Flierl utilise en effet des techniques vocales complexes afin de remixer le travail révolutionnaire de Gert. Par le grincement, des rugissements, bégaiements, bâillements et toutes autres formes de proférations, les danses solos de STÖRLAUT questionnent l’authenticité du soi et brisent le corps unifié.

Le titre STÖRLAUT, que l’on peut traduire par larsen, désigne un bruit troublant, fort et dérangeant, un son de désordre. Un bruit qui refuse la production de sens, renverse les processus harmonieux et démembre les dispositifs d’ordre.  La performance détonante de Jule Flierl transporte ainsi le spectateur dans un paysage dissonant, dérangeant et surprenant.

À 18H30
SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS
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YOUTUBING au travail

— Florence Cazanave

Florence Casanave s’inspire d’une vidéo emblématique de l’histoire de la danse : Watermotor, solo de Trisha Brown filmé par Babette Mangolte en 1978 à New York, en 16 mm. Le film est composé en deux parties : une captation de la danse en vitesse normale, puis une autre au ralenti. Youtubing suit cette composition, permettant de mieux saisir certains détails d’une œuvre brève mais « d’une audace et d’une vitesse extraordinaire ».
La chorégraphe souhaite se rapprocher au plus près de l’œuvre-source, pour tenter d’en saisir l’essence, au-delà de l’exercice de reprise. Le film est cité explicitement, inclus dans la scénographie. Ainsi, tout est montré, et le spectateur est saisi dans ce vis-à-vis entre un objet-vidéo et une danseuse qui le fait revivre ici et maintenant.

Youtubing fait partie intégrante d’un projet plus vaste qui se nomme « Trois études et Variations ». Il en est le premier volet, avant Release Party et O.K. Ces trois études ont en commun de tirer leur source dans les archives de l’Histoire de la danse. Elles questionnent aussi la position de l’interprète et du chorégraphe en poétisant la figure de la danseuse.

À 20h30
NOUVEAU STUDIO THÉÂTRE
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DE SEPT VOILES

— Lina Schlageter

De sept voiles est un projet de création chorégraphique prenant la forme d’un solo accompagné. A partir d’une transcription en cinétographie Laban de la danse d’Alla Nazimova dans Salomé, De sept voiles  s’habille d’ensembles, de combinaisons pensées comme un tailleur trop petit pour le corps qui le porte. Une langue-lame mal cachée par un voile, le costume fantôme d’un corps à la tête coupée, une danse des sept voiles remontée, ralentie et sonorisée. Un ensemble de translations chorégraphiques, visuelles et musicales, un concentré d’amour en langue Laban à la Salomé d’Alla Nazimova et ses descendances réelles comme rêvées.

À 21H
NOUVEAU STUDIO THÉÂTRE
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EN DANSEUSE programme 2

— Alain Michard

Pour En danseuse, Alain Michard crée des danses-filmées en collaboration avec onze chorégraphes, de diverses générations et venus de divers pays (France, Grèce, Portugal, USA, Turquie).
Avec chaque chorégraphe, une danse est créée dans sa relation avec la caméra, dans un dispositif contraint. Un film est réalisé, d’une durée de 6 minutes, en plan-séquence, où se révèle l’essence même de la danse propre à chaque chorégraphe. Filmé.e.s dans leur corps de danseur, de danseuse, En danseuse montre combien c’est dans ce corps que les chorégraphes construisent leur œuvre..

À 21H30
NOUVEAU STUDIO THÉÂTRE
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