NARCISSE — No Anger, artiste associéx
INSTALLATION PERFORMATIVE
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À L'ESPACE DU SAUT DU LOUP
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PALAIS DE TOKYO
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DU 16 AU 20 AVRIL
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PLUS D'INFOS
Réalisé au CCNN, Narcisse est un court-métrage qui prolonge la recherche menée par No Anger autour du regard, de l’image de soi et des projections qui traversent les corps minorisés. Présenté au sein d’In search of my body au Palais de Tokyo, où se croisent performance, installation vidéo et cinéma de l’artiste associéx au CCNN, le film interroge les failles et les blessures produites par le regard validiste sur son corps. Le projet met en jeu la transposition du corps handicapé et lesbien dans des figures mythiques et culturelles — Eurydice, Orphée, Narcisse — comme les fragments d’une quête identitaire. Projet protéiforme au long cours, In search of my body explore ainsi la manière dont les corps minorés se traduisent et se réinventent dans l’imaginaire commun, en s’inspirant notamment de Monique Wittig, Claude Cahun et Paul B. Preciado.
No Anger
Artiste associéx au CCNN pour trois ans, No Anger est chercheurx, auteurx et artiste. Iel développe une pratique mêlant art vidéo, performance, danse et écriture littéraire, qui interroge les modes d’expression et de monstration des corps. Nourri par ses recherches, son travail explore le potentiel créateur des corps minorisés et propose de réinventer l’imaginaire en s’affranchissant des représentations normatives.
Titulaire d’un doctorat en science politique obtenu en 2019 à l’École normale supérieure de Lyon, iel a consacré sa thèse aux liens entre travail artistique sur le corps et contestation politique. Ses recherches, centrées sur les effets des imaginaires dominants, nourrissent directement sa démarche de création. Depuis 2015, iel tient le blog À mon geste défendant, où iel développe une critique du validisme en lien avec les pensées féministes et queer. Au CCNN, No Anger développe In search of my body, un projet de cinéma performatif qui interroge la manière dont les corps minorés se traduisent et se réinventent dans l’imaginaire commun.
Iel y animera également un workshop de trois jours en juin prochain autour de la question : « Un corps digne est-il un corps debout, un corps assis bien droit sur une chaise ? »
D’autres projets viendront ponctuer son association avec le CCNN.