Spectacles et autres rendez-vous
EN BOUCLE — Hana Zarrouk et Olivier Kargbo / Cie Poésie des Ombres
LES CURIEUX JEUDIS — OUVERTURE STUDIO — AU CCNN — 12 mars I 19H — Durée : 1h — Gratuit sur réservation — RÉSERVER
Après une étape de travail présentée au Festival Trajectoires 2026, Hana Zarrouk et Olivier Kargbo poursuivent leur recherche autour de leur première création, En boucle.
Un duo chorégraphique hip hop où mouvement et parole se répondent. Vous la connaissez, cette voix intérieure ? Celle qui s’installe, revient, insiste. Chaque silence, chaque rupture devient trace d’un dialogue intérieur. Entre contrôle et lâcher-prise, les interprètes traduisent ce flux mental qui nous habite, jusqu’à rendre visible ce qui se joue dedans.
Pensée pour le plateau comme pour les lieux du quotidien, En boucle invite à une expérience intense, entre tension, respiration et trace laissée.
Dans le cadre du programme StudioD Émergence coordonné par l’Atelier de Paris / CDCN, avec le soutien du mécénat de la Caisse des Dépôts.
TROIS FOIS SEUL
SOLO CRÉATION 2026 — AU THÉÂTRE FRANCINE VASSE — MAR. 31 MARS I 20H — Durée : 40 min — Tarifs : 5€ à 20€ — RÉSERVER« Je suis seul face à vous, c'est mon corps que vous regardez dans sa solitude dans un contexte d'altérité et de partage pour vous et avec vous. »
La solitude dans l’œuvre de Salia Sanou se situe souvent au cœur même du collectif, là où l’individu fait face au groupe. Nourrie par le regard de l’autre, elle n’est pas un isolement : elle devient un terrain de rencontre, un espace où l’identité se forme et se transforme au contact de l’altérité.
Nouvelle création du directeur du CCNN, Trois fois seul n’est ni un medley ni une reprise. Le chorégraphe puise dans son répertoire pour en extraire l’essence même, comme une distillation — une matière chorégraphique filtrée, resserrée, recomposée au présent. Dansée par Ousséni Dabaré, la pièce prend la forme d’un voyage introspectif où chaque « seul » se réinvente selon le lieu, le moment, le public. Le solo devient alors un espace de vérité, sans masque, invitant à se reconnaître dans cette solitude — et rappelant que l’autre, même dans son absence, reste une partie intégrante de soi.
YOU SHOULD HAVE LEFT — Elodie et Florian Guillotin / Liminal Collectif
LES CURIEUX JEUDIS — OUVERTURE STUDIO — AU CCNN — 09 AVRIL I 19H — Durée : 1h — Gratuit sur réservation — RÉSERVER
Imaginez un espace où tout est sur le point de s’effondrer. Où des cymbales suspendues captent la moindre vibration, où les sons semblent s’étirer. C’est dans un entre-deux temps que nous entraînent Elodie et Florian Guillotin avec You Should Have Left. La danseuse et le musicien, frère et sœur jouent avec les limites : un geste appelle un son, un silence fait naître un mouvement. Ici, il est question de l’urgence d’un corps qui résiste, d’une musique qui mord. Inspiré de leur vécu commun, le duo explore notre capacité à nous libérer et à nous adapter face à l’instabilité. Entre harmonie et chaos, le public traverse l'expérience où résonne l’écho de ses propres fragilités.
Élodie & Florian Guillotin
Danseuse et chorégraphe tout terrain, Élodie Guillotin explore une danse d’engagement organique et instinctif : déconstruire pour toucher l’essence du mouvement. Sa formation pluridisciplinaire en danse contemporaine, danses mandingues d’Afrique de l’Ouest, improvisation et hip hop nourri une recherche de transversalité, de contrastes et de zones de frottement. Au croisement des médiums, son travail est irrigué des interactions entre arts visuels, écriture sonore et composition chorégraphique. Elle y questionne les états intermédiaires et ses transformations.
Musicien, Florian Guillotin cultive un parcours protéiforme : percussions et musiques d’Afrique de l’Ouest (France, Mali, Guinée, Côte d’Ivoire), batterie (école Agostini), photographie, conception et design d’enceintes acoustiques. Sa pratique intensive de l’apnée et de la boxe thaïlandaise nourrit ses liens étroits avec le mouvement et la «physicalité ».
Ensemble, ils tissent des espaces où son et mouvement s’imbriquent, conjuguant recherche et incarnation.
NARCISSE — No Anger, artiste associéx
INSTALLATION PERFORMATIVE — À L'ESPACE DU SAUT DU LOUP — PALAIS DE TOKYO — DU 16 AU 20 AVRIL — PLUS D'INFOS
Réalisé au CCNN, Narcisse est un court-métrage qui prolonge la recherche menée par No Anger autour du regard, de l’image de soi et des projections qui traversent les corps minorisés. Présenté au sein d’In search of my body au Palais de Tokyo, où se croisent performance, installation vidéo et cinéma de l’artiste associéx au CCNN, le film interroge les failles et les blessures produites par le regard validiste sur son corps. Le projet met en jeu la transposition du corps handicapé et lesbien dans des figures mythiques et culturelles — Eurydice, Orphée, Narcisse — comme les fragments d’une quête identitaire. Projet protéiforme au long cours, In search of my body explore ainsi la manière dont les corps minorés se traduisent et se réinventent dans l’imaginaire commun, en s’inspirant notamment de Monique Wittig, Claude Cahun et Paul B. Preciado.
No Anger
Artiste associéx au CCNN pour trois ans, No Anger est chercheurx, auteurx et artiste. Iel développe une pratique mêlant art vidéo, performance, danse et écriture littéraire, qui interroge les modes d’expression et de monstration des corps. Nourri par ses recherches, son travail explore le potentiel créateur des corps minorisés et propose de réinventer l’imaginaire en s’affranchissant des représentations normatives.
Titulaire d’un doctorat en science politique obtenu en 2019 à l’École normale supérieure de Lyon, iel a consacré sa thèse aux liens entre travail artistique sur le corps et contestation politique. Ses recherches, centrées sur les effets des imaginaires dominants, nourrissent directement sa démarche de création. Depuis 2015, iel tient le blog À mon geste défendant, où iel développe une critique du validisme en lien avec les pensées féministes et queer. Au CCNN, No Anger développe In search of my body, un projet de cinéma performatif qui interroge la manière dont les corps minorés se traduisent et se réinventent dans l’imaginaire commun.
Iel y animera également un workshop de trois jours en juin prochain autour de la question : « Un corps digne est-il un corps debout, un corps assis bien droit sur une chaise ? »
D’autres projets viendront ponctuer son association avec le CCNN.
COMME DE CHOSES VRAIES — Ikram Benchrif et Paul Girard / Association 23chemin
LES CURIEUX JEUDIS — OUVERTURE STUDIO — AU CCNN — 07 MAI I 19H — Durée : 1h — Gratuit sur réservation — RÉSERVER
Sur un plateau sept corps tentent une rencontre. Avec humour, violence et interrogations philosophiques, iels déroulent des tableaux vivants, une succession d'actions simples révélant des paysages rêvés ou perdus. Comme de choses vraies est un conte chorégraphique documentaire où les fées sont des hommes ayant vécu sous des tentes, entre un mois et 19 ans. Ces interprètes, à la fois témoins et fabulateurs, tentent de donner à voir la maison de leurs corps.
Cette pièce est née d'une rencontre dans le monde et d'un désir de fable. Fruit d’un compagnonnage avec plusieurs habitants du bois de Vincennes qui a commencé en 2022, Comme de choses vraies prolonge la recherche artistique d’Ikram Benchrif, metteuse en scène et réalisatrice, et Paul Girard, danseur et chorégraphe autour du corps comme archive vivante.
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Dans le cadre de l’accueil studio, dispositif soutenu par le ministère de la culture / DRAC Pays de la Loire.
Ikram Benchrif et Paul Girard
Le duo de l’autrice de documentaire Ikram Benchrif et du danseur et chorégraphe Paul Girard s’est formé il y a 6 ans, au cours du programme expérimental Arts Politiques de Bruno Latour. Depuis, les deux artistes mobilisent leurs outils, le film documentaire et la danse pour faire de l’ensemble de leurs rencontres avec les habitants d’un lieu, une œuvre. Ce sont des co-créations qui posent des questions situées. Pensés sur des durées longues, leurs processus de création autorisent la production d’une œuvre dont la forme et la nécessité ne concernent plus uniquement les artistes.
Ikram Benchrif est autrice de documentaire marocaine, elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’école de l’image de l’Université de Dongguk (Séoul), elle co-produit ses premiers courts métrages avec Jong-Ho Park et Line Oshin. Grand Reporter, elle documente les premiers chapitres du Printemps Arabe, dont la guerre en Libye. Après avoir traversé le master de Bruno Latour, Arts Politiques, en 2019, elle expérimente des manières collectives de fabrication d’images.
Paul Girard est danseur et chorégraphe, il vit et travaille à Paris. Après avoir étudié la danse au conservatoire de Paris (CNSMDP), il travaille comme danseur professionnel pour plusieurs compagnies internationales, dont le Grand Théâtre de Genève. Il commence une carrière de danseur indépendant avec le programme de résidence dirigé par Bob Wilson (Watermill Center, 2015). Il poursuit son parcours de danseur aux côtés notamment de Cindy Van Acker, Romeo Castellucci, Pierre Pontvianne et Christian Rizzo. Ses interrogations sur ce qui fait danse le poussent, depuis son master expérimental en Arts Politiques avec Bruno Latour, à envisager le mouvement en dehors des savoirs définissant sa discipline.
DANSER DANS LES FRACTURES DU MONDE — Salia Sanou et Patrick Boucheron
LES COSMPOLITES — DÉBAT D'IDÉES — À Mixt (Hall Nova) — 23 MAI I 18H — Durée : 1h30 — Entrée libre — PLUS D'INFOS
Où et comment peut-on encore danser dans un monde traversé par les fractures, les conflits et les déplacements ? Pour clore Les Cosmopolites, l’historien Patrick Boucheron dialogue avec Salia Sanou.
Entre pensée historique et expérience chorégraphique, cette conversation explorera la danse comme un espace de relation et de réparation. Salia Sanou évoquera notamment les ateliers menés dans des camps de réfugiés en Afrique, qui ont nourri certaines de ses créations et sa réflexion sur la danse comme pratique partagée. Mentor du Dance Lab pendant toute la durée du festival, il reviendra également sur cette expérience de transmission et de recherche menée avec les artistes en résidence. Ce grand entretien invite ainsi à refermer le festival sur un temps de réflexion sensible, où la danse et la pensée dialoguent pour interroger ce qui, malgré les fractures du monde, continue de nous relier.
Patrick Boucheron
Né en 1965 à Paris, Patrick Boucheron est historien et professeur au Collège de France depuis 2015 (chaire d’Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècles). Il a étudié et enseigné l’histoire du Moyen Âge à l’École normale supérieure de Fontenay – Saint-Cloud et à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Son domaine de recherche est l’Italie médiévale – ses villes, ses princes, ses artistes – mais aussi l’écriture de l’histoire aujourd’hui. Patrick Boucheron est l’auteur, entre autres, de Léonard et Machiavel (Verdier, 2008), de Conjurer la peur (Seuil, 2013) et de La Trace et L’Aura (Seuil, 2019). Il a dirigé l’Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017 et 2025) et vient de publier Peste noire (Seuil, 2026), un ouvrage passionnant qui révolutionne l'histoire de la peste noire. Il produit aussi sur Arte la série Quand l’histoire fait dates et l’émission Allons-y voir ! sur France Culture.
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Dans le cadre du festival Les Cosmopolites : Rencontres artistiques et débat d’idées sans frontières du 18 au 24 mai 26. Les Cosmopolites invitent à découvrir des artistes d’ici et d’ailleurs dont les parcours racontent des histoires d’identités mêlées, de bifurcations imprévues, d’ancêtres surprenant·es, de départs obligés, de traversées, d’exil, de langues apprises et oubliées, de vies minorées, ou tout simplement de rêves d’autre chose et de curiosité.
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En partenariat avec Mixt et le Lieu Unique, dans le cadre de Solstice, Pôle international de production et de diffusion Angers - Nantes en préfiguration.



TOTEM (Titre provisoire) — Karim Bouheudjeur
LES CURIEUX JEUDIS — OUVERTURE STUDIO — AU CCNN — 11 JUIN I 19H — Durée : 1h — Gratuit sur réservation — RÉSERVER
Avec Totem (Titre provisoire), Karim Bouheudjeur poursuit sa recherche autour de la mémoire, de l’identité, des trous de l’Histoire et des liens entre la France et l’Algérie. À partir de témoignages et de souvenirs familiaux, il interroge, depuis sa propre histoire, la manière dont se racontent — ou ne se racontent pas — la colonisation et son héritage. Silences, tabous, récits absents, mais aussi rapports de domination, déplacés et transformés au fil du temps, toujours à l’œuvre dans nos sociétés. Que transmet l’histoire lorsqu’elle n’est pas dite ? Qui domine, qui se tait, qui intériorise sa place ?
Dans la continuité de Dust Bowl(2024), cette création en cours fait du corps un outil d’exploration pour comprendre ce qui se transmet, ce qui s’efface, ce qui se rejoue. Totem (Titre provisoire) propose de réinterroger l’Histoire autrement et de comprendre ce qu’elle continue de produire en nous.
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Dans le cadre de l’accueil studio, dispositif soutenu par le ministère de la culture / DRAC Pays de la Loire.
Karim Bouheudjeur
Danseur, chorégraphe et réalisateur basé à Nantes. Issu du hip-hop (breakdance), Karim Bouheudjeur développe une écriture ancrée dans le corps et l’expérience. Après plus de quinze ans de collaborations avec différentes compagnies, il élargit sa pratique à l’image. Son travail interroge la mémoire, l’identité et la transmission, en lien avec une histoire entre la France et l’Algérie.
FESTIVAL TRAJECTOIRES #9
Du 15 janvier au 1er février, Trajectoires traversera Nantes, Saint-Nazaire et la métropole avec des œuvres venues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe… et d’ici avec les artistes du territoire. Durant une quinzaine de jours, les scènes vibreront au rythme de récits intimes, de rituels collectifs et de gestes engagés.
À l’heure où les frontières se referment et les paroles se raidissent, la danse reste un espace d’ouverture, de rencontre sans contraintes. Elle relie les personnes, les langues et les imaginaires et efface les lignes de séparation.
De la mémoire à la transformation, du rituel à l’expérimentation, de l’intime au collectif, cette édition 2026 invitera à danser le monde d’aujourd’hui — à y éprouver nos liens, nos tensions et nos élans de vie. Avec plus d’une vingtaine de spectacles, Trajectoires questionnera notre rapport au vivant, à la communauté et à l’altérité, faisant du plateau un territoire à partager.
*Rendez-vous du 15 janvier au 1er février 2026 !**
MULTIPLE.S — Salia Sanou avec David Babin & Ange Fandoh
AU CCNN I 21H — MER. 21 JANVIER JEU. 22 JANVIER — Durée : 50 min — Tarif unique : 10€ — RÉSERVERPour sa première saison à la direction du Centre chorégraphique national de Nantes, Salia Sanou présente deux duos issus de son répertoire, réunis sous le signe du partage et de la rencontre.
Avec le projet Multiple-s, le chorégraphe invente un espace d’échange où il invite d’autres artistes à croiser son univers. Après De beaucoup de vous avec Germaine Acogny, figure majeure de la danse africaine contemporaine, et De vous à moi avec l’écrivaine Nancy Huston, il retrouve aujourd’hui pour Trajectoires deux complices de choix, la chanteuse et compositrice Ange Fandoh, pour D’un dialogue avec vous, et le musicien et poète David Babin alias Babx, avec Et vous serez là.
Sur un plateau tournant, symbole des cycles de la vie, les duos s’enchaînent et se répondent. Gestes, voix et musiques se mêlent dans un jeu d’écoute et d’improvisation, révélant la beauté fragile de chaque rencontre.
Avec Multiple-s, Salia Sanou célèbre la pluralité des langages et la puissance de l’altérité : un voyage sensible où chaque corps, chaque voix, chaque musique ouvre un espace de rencontre avec l’autre.
LES SESSIONS D'IMPROS DE TRAJECTOIRES — Marie Viennot & Irina Leach / Asha Thomas & Sébastien Boisseau
AU CCNN I 19H — JEU. 29 JANVIER — Marie Viennot : danse Irina Leach : piano — Asha Thomas : danse Sébastien Boisseau : contrebasse — Durée : 1h30 — Tarif unique : 10€ — RÉSERVERDeux musicien·nes, deux danseur·euses, deux performances, une scène. Rien d’écrit, tout naît dans l’instant. Leur rencontre est une session improvisée, où le rythme s’invente – dans le son, dans le silence, dans le mouvement.
Entre retenue et lâcher-prise, subtilité et amplitude, la même sève circule des notes aux gestes : l’improvisation.
Née à Atlanta, diplômée de la Juillard School de New York et basée en France depuis 2007, Asha Thomas collabore avec des chorégraphes tel·les que Salia Sanou, Seydou Boro, Raphaëmme Delaunay, Olivia Grandville ou encore Boris Charmatz et Tatiana Julien.
Contrebassiste incontournable sur la scène locale et nationale, Sébastien Boisseau multiplie les projets internationaux aux côtés de Michel Portal, Louis Sclavis, Joachim Kühn. Depuis 2021, il accompagne Dominique A. À Nantes, il co-fonde le label Yolk Records.
Diplômée en 2013 du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, Marie Viennot travaille avec des chorégraphes comme Nicolas Hubert, Ya Raballand, YvannAlxander ou encore Corinne Rochet. Elle collabore aussi avec des artistes visuels, tissant des liens entre arts plastique et performances.
Pianiste de formation classique, Irina Leach a étudié le jazz auprès de Guillaume Naud, Fabien Mary et Nicolas Dary. À Nantes, elle joue au sein de Superkang, For Bill, Le Bestiaire et June in January.
En coorganisation avec Pannonica
Studio Jacques Garnier
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